A quand un tourisme durable à Aywaille ?

Publié le lundi 1er mai 2017

Une vision archaïque du tourisme

Lors du Conseil communal de ce 25 avril 2017, nous n’avons pu que constater une nouvelle fois l’archaïsme de la vision de la Majorité en matière de développement touristique et de mobilité. En effet, le point 15 du Conseil portait sur l’aménagement d’un parking et d’une aire de motorhome, avenue de la Porallée en face du centre récréatif de Remouchamps. La Majorité souhaite y construire un parking à vocation touristique pour garer 90 voitures et 8 motorhomes. Coût de l’opération ? 300 000 euros dont 40% à charge des finances communales.

Dans un contexte de restriction budgétaire, nous ne comprenons pas cet entêtement de la Commune a promouvoir encore et toujours comme seul moyen de transport la voiture individuelle. La Majorité nous a expliqué, sans nous convaincre, que les Hollandais qui visiteront la Grotte de Remouchamps, ne viendront pas à vélo et qu’il faut bien créer de nouvelles places de parking.

Ce que la Majorité oublie, une nouvelle fois, c’est que plus on construit d’infrastructures pour les voitures, plus le trafic augmente et plus il faut construire de nouvelles infrastructures. Un vrai cercle vicieux qui ne s’arrête que quand toutes les routes sont complétement engorgées. D’autres villes et communes visionnaires ont de longue date choisit une autre voie, comme Copenhague qui construit actuellement un nouveau quartier durable qui fera la part belle au vélo et encadrera fortement le transport individuel en voiture. De plus, on ne peut que s’inquiéter de l’aspect esthétique de ce projet. Pas sûr qu’un tel parking embellira le village de Sougné-Remouchamps !

Parking pour vélos dans un nouveau quartier durable de Copenhague

Quelle collaboration du Plan de Cohésion Sociale avec les acteurs locaux ?

En fin de Conseil, nous avons interrogé la Majorité sur ses intentions réelles de collaboration avec les acteurs de la santé physique et mentale à Aywaille. En effet, nous avons lu dans le procès-verbal du Collège du 23 février 2017 que la Commune souhaite participer à l’action, Tip Top, je prends soin de ma forme, lancée par la Province.

Or nous savons que de nombreuses associations locales actives dans ces matières sont en difficultés financières à cause des restrictions budgétaires imposées par le fédéral et régional. Comme la Province propose de travailler "dans un esprit de complémentarité et de non-concurrence avec les actions et les services qui existent déjà dans votre entité" et qu’elle ne souhaite apporter son aide que si "la Commune ne dispose pas des structures ou associations nécessaires au développement du thème retenu" nous demandons que la Majorité fasse d’abord le tour des actions locales existantes pour identifier leurs besoins avant de se lancer dans un nouveau projet qui serait en concurrence avec celles-ci.

On nous a assuré que les services du PCS (Plan de Cohésion Sociale) allait, sans tarder, rencontrer les responsables de ces initiatives locales pour voir comment collaborer au mieux avec elles. Nous resterons attentifs à ce que ces déclarations de bonnes intention se concrétisent dans des actions concrètes.