Un enjeu de société majeur

La question du logement est devenue, au fil des ans, un enjeu politique majeur. Les prix de l’immobilier se sont envolés et les revenus n’ont pas suivi. Dans ces conditions, de nombreux jeunes qui débutent dans la vie, des personnes âgées ou encore des personnes aux revenus précaires éprouvent de plus en plus de difficultés à se loger dignement.

La Wallonie a bien fixé un objectif de 10% de logements sociaux par commune. A Aywaille, on est loin du compte, le logement social n’ayant jamais été une priorité. Aujourd’hui, avec ses 76 logements publics, notre commune se trouve confrontée à un défi gigantesque et très difficilement finançable. Il faudrait, en effet, que la commune construise plus ou moins 500 logements publics pour répondre à l’objectif wallon.

Notre proposition

Les finances communales ne peuvent pas se permettre de construire ce nombre de logements publics dans les 6 ans à venir, c’est une évidence. Notre politique communale du logement se veut donc ambitieuse mais aussi pragmatique.

Tout d’abord, nous souhaitons continuer à créer des logements sociaux dans les limites des capacités budgétaires de la commune. A côté de la création de ces logements publics, nous voulons imposer aux promoteurs immobiliers, dans le cadre de nouveaux projets de construction de lotissement ou d’immeubles à appartements, d’en réserver un certain nombre à disposition de l’Agence Immobilière Sociale. Celle-ci pourrait alors proposer ces logements à des personnes en difficultés financières. Nous souhaitons aussi favoriser, dans les zones qui le permettent, le développement de logements alternatifs. Dans certaines zones (comme les zones d’habitat vert), il s’agira de yourtes, de tiny house… Ailleurs, on pourra envisager le développement d’habitats groupés ou d’habitat intergénérationnel, qui répondent également à une autre priorité, celle de la solidarité et de la lutte contre l’exclusion sociale.

Ce sont de nouvelles formes de logements qui répondent à un réel besoin mais qui rencontrent toujours d’importantes difficultés administratives. En parallèle de l’augmentation du nombre de logements sociaux, il est temps de libérer la créativité des citoyens pour trouver des réponses adaptées à la crise du logement.

 

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